Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Succesrama | December 18, 2017

Scroll to top

Top

16 Comments

3 façons de maîtriser sa colère

3 façons de maîtriser sa colère
Jean-Charles

 

Et parfois comme une étincelle peut provoquer un incendie, un détail peut faire jaillir notre colère.

Exprimée violemment, cette impulsion peut nous décrédibiliser en aggravant plus la situation qu’autre chose.

Et le message que l’on veut faire passer devient forcément inaudible.

Pourtant, maîtrisée, notre colère peut aussi agir comme une sorte de coup de pied dans la fourmilière.

Elle peut ainsi se révéler efficace pour poser des limites et provoquer des changements salutaires pour soi et les autres.

Il est sans aucun doute difficile de la contrôler, surtout lorsqu’elle sort comme un coup de canon, sans prévenir.

Alors, autant en tirer des bénéfices plutôt que de se laisser aller dans des extrêmes que l’on pourrait regretter ensuite.

 

Évitons d’exploser et prenons plutôt du recul

 

Exposer violemment sa colère se retournera irrémédiablement contre nous.

Un coup de sang peut nous être fatal avec des collègues, des amis ou sa voie hiérarchique.

Parce que si en effet, elle fait du bien sur le moment, le risque est qu’elle peut dégrader durablement les relations.

En agressant l’autre, on provoque son agressivité en retour ou on le tétanise.

Dans les deux cas, de toute façon le message n’a aucune chance d’être entendu.

Il n’est pas question non plus de refouler ses émotions, car on ne peut pas s’empêcher de ressentir de la colère, quelle que soit sa justification.

En revanche, l’objectif est de faire retomber la pression avant de l’exprimer sauvagement.

Lorsque la moutarde nous monte au nez, autant se rafraichir le visage ou aller faire un tour.

Il n’est pas question non plus de ne jamais réagir, ce serait destructeur, mais de le faire en respectant l’autre et en sachant expliquer la cause de notre ressenti.

 

Comment désamorcer la bombe ?

 

Avant de foncer tel un taureau échauffé par les provocations du toréador, il est conseillé d’appuyer sur « pause » quelque instant ;)

Mettre par écrit ce qui provoque cet excès d’humeur et développer ensuite les points précis que l’on souhaiterait dire à la personne concernée.

Cela a l’avantage de calmer le jeu et de relativiser.

Se mettre à la place de celui qui nous irrite est aussi une bonne méthode pour prendre du recul.

Il y a quelque temps, une amie me confiait son désarroi vis-à-vis d’une de ses collègues.

Cette dernière commençait à l’agacer sérieusement à cause de sa façon de prendre les gens de haut.

Plusieurs fois, me dit-elle, j’ai failli lui voler dans les plumes.

Puis, j’ai compris que la façon dont elle parlait aux autres révélait un grand manque de confiance en elle.

Depuis son attitude continue parfois à m’exaspérer, mais elle ne me met plus hors de moi.

 

Sachez reconnaître 3 expressions de la colère

 

Il y a tout d’abord l’attitude agressive :

l’explosion est immédiate et violente.

Ensuite la colère latente, elle est cachée en dessous :

l’émotion est masquée derrière un calme apparent, mais elle mine de l’intérieur.

Enfin l’attitude sournoise :

elle s’exprime de manière diffuse par de la rancœur et des attaques personnelles.

Enfin, nous pouvons évoquer les légendaires colères de  Henri Ford  alors que ses ingénieurs prétendaient qu’il était impossible de concevoir un moteur à huit cylindres d’un seul bloc.

Il n’empêche qu’à force de persévérance, ils y parvinrent.

Faisant ainsi de la marque Ford, le constructeur automobile numéro un mondial, loin devant la concurrence.

Steve Jobs étaient également célèbres pour piquer des colères volcaniques au sein de son équipe.

Perfectionniste dans l’âme, il ne tolérait pas le moindre relâchement de la part de ses collaborateurs.

 

En définitif,

 

la colère peut se révéler une formidable énergie.

C’est une impulsion qui nous donne le courage de poser les limites indispensables à notre survie dans le monde du travail ou dans notre quotidien.

Toutefois, ne laissons pas la colère s’accumuler.

Il faut exprimer son irritation rapidement, avant que la goutte ne fasse déborder le vase.

En somme, mieux vaut mettre les points sur les « i » plutôt que son poing sur la « gueule »  :)

 

Commentaires

  1. Merci pour cet intéressant article.
    Auquel je souscris pour l’essentiel.
    L’apprécie également le concept : 50 portraits en 50 semaines.
    Bon vent donc !

    • Jean-Charles Dimier

      Merci pour ces encouragements :)

  2. Bonjour Jean Charles,

    C’est vrai que la colère est une incroyable énergie mais … canalisée sinon elle peut détruire celui qui est en face et surtout le colérique.

    Il est aujourd’hui reconnu que la colère fait partie des émotions hautement dangereuses pour l’individu : infarctus, AVC, ruptures d’anévrisme, cancers … j’arrête là.

    Les bouddhistes la considèrent comme l’un des grands barrages à la spiritualité et la réalisation de soi.

    Donc attention danger !!!

    Merci Jean-Charles et à bientôt

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Sylviane,

      En effet, la colère est une lame à double tranchant, attention en la manipulant.
      Elle peut être salutaire dans certain cas, mais destructrice dans d’autre.
      Il n’est pas étonnant que les bouddhistes la considèrent comme l’un des grands barrages à la spiritualité et la réalisation de soi.

      Merci et à bientôt

  3. Il est important de bien écouter en nous les signaux annonçant la colère montant afin de limiter les dégâts !

    Anticiper à l’écoute de ces signaux….

    Je l’applique avec mes enfants….ça m’évite bien des bévues à leur égard.

    Karine

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Karine,

      C’est aussi une méthode efficace où l’on peut se rendre compte si nous avons une bonne maîtrise de soi.

  4. J’adore ta conclusion qui résume tout.
    Il est vrai que d’être tendu, en colère et plein de rancoeur est le meilleur des poisons.
    Cependant être en colère, c’est déjà mieux que d’être dépressif et ça peut donc aussi être le signe d’une amélioration de l’état d’être, le tout c’est de continuer à évoluer.
    Et puis gare à la culpablité qui peut suivre une colère, ça n’est pas très grave une colère si l’on est capable de repérer ce qui a réagit en nous et de s’excuser ensuite…Ca peut être un moyen de progresser.

    Bonne idée cet article Jean-Charles
    A bientot

    • Jean-Charles Dimier

      Merci Patricia,

      Tu as complètement raison.
      C’est pourquoi, il vaut mieux être pondéré dans sa réaction face aux provocations les plus agaçantes.
      Ce n’est pas toujours évident de se contrôler, c’est sûr, mais comme tu le dis, évitons après coup la culpabilité en guise de deuxième effet « Kiss cool » :)

  5. Une solution, pour gérer sa colère, celle des autres et ne pas la laissé avoir
    un impact sur notre santé :

    Avoir une bonne hygiène de vie, au niveau de son alimentation, faire de l’exercice physique régulièrement, bien s’entourer quand nous avons le choix de choisir nos relations, et prendre le temps de respirer quand cela s’impose. :)

    En ayant une bonne hygiène de vie, les coups de colère deviennent bien plus facile à gérer :)

    • Jean-Charles Dimier

      Tout à fait, Julien, c’est la base et pas seulement pour gérer sa colère, mais pour le reste aussi.

  6. Et comme disait je ne sais plus qui : « La colère est comme une avalanche qui se brise sur ce qu’elle brise ».

    • Jean-Charles Dimier

      C’est d’après Sénèque, un philosophe romain qui inspira nombres d’auteurs comme Rousseau et Montaigne :)

  7. cela s’impose. :)

  8. Exposer violemment sa colère se retournera irrémédiablement contre nous.

    Un coup de sang peut nous être fatal avec des collègues, des amis ou sa voie hiérarchique.

    Parce que si en effet, elle fait du bien sur le moment, le risque est qu’elle peut dégrader durablement les relations.

  9. Tout à fait, Julien, c’est la base et pas seulement pour gérer sa colère, mais pour le reste aussi.

Poster un commentaire

CommentLuv badge