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Succesrama | June 26, 2017

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16 Comments

Andrew Carnegie (1835-1919) ou l’homme d’acier …

Andrew Carnegie (1835-1919) ou l’homme d’acier …
Jean-Charles

 

Ce magnat de l’acier accumula une fortune colossale, ce qui fut de lui l’américain le plus riche de son temps. Mais Andrew Carnegie, philanthrope dans l’âme, garda toujours la conviction que la réussite d’un homme n’a de sens que si elle bénéficie à tous.

Né en 1835 dans un bourg d’Ecosse, Dunfermline, le futur tycoon de l’acier est le fils du propriétaire d’un petit atelier de tissage. Avec l’essor de la machine à vapeur, la famille est contrainte d’émigrer aux États Unis, en abandonnant la petite entreprise familiale devenue obsolète.

En 1848, elle débarque en Pennsylvanie et s’installe près de Pittsburgh où les filatures offrent des débouchés aux immigrants. Carnegie commence à travailler en usine. Il est chargé d’embobiner le fil douze heures par jour et six jours par semaine. A cette époques, nous sommes loin des 35 heures …

L’adolescent, persuadé qu’il peut évoluer vers une activité plus intéressante se distingue par sa « mémoire d’éléphant ». Il devient comptable et recommandé par un oncle, il trouve ensuite une place de télégraphiste. Doté d’une capacité à mémoriser les noms, adresses et activités de tous les clients, le jeune homme se fait aussitôt remarquer par l’un d’entre eux : Thomas Scott qui impressionné, l’embauche aussitôt comme secrétaire.

Âgé d’à peine 18 ans, Carnegie commence son ascension …

Son nouveau patron est le super intendant des chemins de fer de Pennsylvanie. A cette époque le transport ferroviaire est en pleine expansion et va entraîner toute l’économie américaine à sa suite. Conscient qu’il a trouvé la perle rare, Thomas Scott prend son jeune assistant sous son aile et s’emploie à faire de son protégé un futur dirigeant. Et il ne le regrettera pas.

Grâce à lui, Andrew Carnegie découvre le monde des chemins de fer, monte très rapidement en grade et surtout s’initie aux jeux subtils de la spéculation.

Il acquiert ainsi une première participation au capital d’une petite compagnie prometteuse qui fabrique des wagons-lits, Woodruff. Deux ans plus tard son investissement  lui à rapporté quinze fois sa mise initiale. L’apprenti homme d’affaires apprend vite et grisé par le succès, il multiplie les placements financiers : mines, fonderies, puis sociétés pétrolières … Mais surtout, son autre talent est de débusquer les secteurs d’avenir.

« Prends soin du moindre penny, les pennies prendront soin d’eux même. » lui répétait souvent sa mère, une femme au caractère bien trempé. Il retiendra la leçon en faisant preuve de rigueur dans la conduite de ses affaires.

Sa stratégie est la suivante : il s’assure des participations au capital assez importantes pour peser sur les choix des entreprises. Son coup de maître est réalisé par la fusion qu’il organise entre Woodruff et le géant Pullman, empochant au passage une énorme plus-value.

A seulement 30 ans, Andrew Carnegie peut donc se targuer d’être déjà à la tête d’une belle fortune.

Nous sommes en 1865, la guerre de sécession s’achève et l’optimisme reprend. Dans le tourbillon des affaires, les entrepreneurs jouent un rôle primordial. Mais parmi eux, c’est Andrew Carnegie qui va incarner le rêve américain.

Présentant l’expansion du chemin de fer,  Carnegie investie massivement dans le secteur de l’acier et répond immédiatement  à l’explosion de la demande de rails. C’est en effet plus de 270 000 kilomètres de voies ferrées qui seront construits en trente ans. Il devient le principal constructeur ferroviaire du pays en créant de surcroît sa propre aciérie pour assurer et contrôler lui même ses approvisionnement en rails et poutrelles.

Sa stratégie s’avère payante car en 1870, avec un revenu annuel de 50 000 dollars, il devient un homme immensément riche.

Mais ce fin stratège ne s’arrête pas là. Lors d’un voyage en Angleterre en 1872, il découvre un nouveau procédé révolutionnaire de fabrication d’acier, inventé par Bessemer. Conquis par cette découverte qui permet de produire des rails capables de résister à un trafic très dense, il l’importe directement dans son usine à Pittsburgh, considérée alors comme la plus moderne de son époque.

Il conçoit ainsi une production de masse pour faire baisser les coûts. Il sait aussi tirer profit de la grande liberté que l’État Américain accorde de ce fait aux entrepreneurs de cette époque.

En 1892, toutes ses usines sont regroupées au sein du même groupe nommé pour l’occasion : Carnegie Steel Compagny qui devient dès lors la plus grosse entreprise mondiale. A tel point qu’à la veille de la première guerre mondiale, la production industrielle des États Unis équivaut déjà à celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunies. Et ce, grâce en grande partie à l’activité de Carnegie.

Mais l’homme finit par se lasser du jeu des affaires. Reconnaissant pour la réussite de sa carrière, il part du principe que la vie d’un industriel se divise en deux temps :

le premier consiste à faire fortune, le deuxième à la redistribuer.

C’est ainsi qu’il réalisera à 66 ans une transaction record jamais égalée depuis, puisqu’il vendra son empire en 1901 au banquier John Pierpont  Morgan qui cherchait à construire un trust américain de l’acier (futur US Steel) pour une somme faramineuse de 480 millions de dollars.

A la tête de la plus grande fortune de la planète, Andrew Carnegie dépensera ensuite sans compter pour divers œuvres caritatives : fondations, écoles, bibliothèques, musées, salles de spectacle, etc.

Il sera aussi le mentor d’un jeune journaliste, en lui proposant de l’aider à exploiter une idée extraordinaire. Celle d’étudier, à l’aide de son carnet d’adresse prestigieux,  les arcanes de la réussite de ses confrères pour élaborer une philosophie du succès. Ainsi à travers ses écrits et notamment « Pensez et devenez Riche » , Napoléon Hill relevera le défi haut la main en enseignant les Lois du Succès au plus grand nombre d’auditeurs possibles toute sa vie durant ( Cf : article sur Napoléon Hill ).

Ces principes ont eu un tel impact qu’ils sont encore aujourd’hui à l’origine de nombreuses grandes fortunes.

Quant à Andrew Carnegie, son nom gagnera en postérité bien au delà de sa réussite comme magnat de l’acier.

Les leçons de son succès :

  • Miser sur un secteur d’avenir et suivre de près l’innovation technique
  • Acquérir ses fournisseurs, de façon à contrôler le secteur tout entier
  • Une fois fortune faite, la redistribuer dans son intégralité

« Concentrez votre business : mettez tous vos œufs dans le même panier et surveillez le panier. »  (Andrew Carnegie)

Commentaires

  1. Hello Jean-Charles,

    Très intéressant ton blog, j’aime bien lire les biographies de personnages remarquables, et les tiennes sont biens écrites !

    Une petite remarque pour chipoter sur cet article cependant : je lis qu’Andrew Carnegie est né en 1835, et il est l’Américain le plus riche de son temps, tandis que dans l’article sur Rockefeller, on voit qu’il est né en 1839 (donc la même époque) et qu’il est l’homme le plus riche de tous les temps – sachant qu’il est américain aussi. Ca nous donne une petite faille de logique ;)

    Allez j’arrête de chipoter, bravo et bonne continuation à ton blog ;)

    • Jean-Charles Dimier

      Hello Alban,

      Merci pour tes compliments. Je vois que tu es un lecteur attentif. Et ça fait rudement plaisir :-)

      L’explication est en faite très simple : Carnegie était effectivement l’homme le plus riche de son époque, au alentour de 1901, alors qu’il vendit sa compagnie pour 580 millions de dollars. Décédé en 1919, il était multimillionnaire.

      En ce qui concerne Rockefeller, il avait déjà acquis la somme de 150 millions de dollars. Mais c’est seulement à partir de 1911, lorsqu’il est contraint de liquider sa Standard Oil, en vendant ses actions qu’il commencera à amasser sa colossale fortune pour devenir ainsi le premier milliardaire américain.

      Et même après sa mort en 1937, soit 18 ans après celle de Carnégie, ce record n’a jamais été égalé depuis !

  2. aglivo

    Bonsoir Jean Charles,

    Quelle joie de découvrir ton blog, preuve est faite que l’on peut trouver sur
    la toile quelques acteurs de ce monde futur qui par le partage de l’art de la réussite créeront le bonheur de l’accomplissement personnel……….

    • Jean-Charles Dimier

      Merci beaucoup pour ton compliment Aglivo.

  3. Bonjour,
    ça fait toujours plaisir de trouver en dehors des livres, des biographies aussi bien écrites que celle-la.
    Merci, je partage. ;)

    Cordialement,
    Chafik
    Chafik Articles récents..Steve Jobs, un homme d’exceptionMy Profile

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Chafik,

      Merci pour le compliment :)

  4. Interessant cet article! Quand on pense que le célèbre conférencier et auteur du Best-Seller « Comment se faire des amis » vendu à plus de 15 millions d’exemplaires, je parle de Dale Carnegie, a changé son nom initial en 1916 « Carnegey » pour « Carnegie » justement pour suggérer un lien de parenté avec le célèbre Andrew Carnegie de ton article, çà calme!

    • @ Claire: Je me suis demandé plusieurs fois si les deux Carnegie avaient des liens de parentés !
      Merci beaucoup pour cette info.

      Chafik

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Claire,

      Je rejoins Chafik pour te remercier de cette info.
      Je ne connaissais pas du tout cette anecdote.

  5. L’aspect philantropie à été oublié par cette nouvelle génération de richissimes millionaires, qui finalement vont mourir avec des chiffres astronomiques sur leur compte en banques, qui ne leur servent à rien.
    Sandrine Articles récents..Afairedepapiers : Une assistante externalisée pour les artisansMy Profile

  6. Bonjour à tous

    Oui , la vrai richesse sur cette terre c’est de faire fortune et surtout de la partager
    J’adore parcourir ces livres aux auteurs sublimes comme Napoleon HILL, Dale CARNEGIE
    Robert KIYOSAKI ( L’ENTREPRISE DU 21 EME SIECLE)
    Excellente journée à vous
    Raymond

    • Jean-Charles

      Bonjour Raymond,

      Effectivement, d’excellents auteurs à lire et à relire.

  7. Adams

    très beau article, surtout très enrichissant. Merci pour la qualité de ton article.

  8. Lasivong Frederic

    Hello à tous vraiment très sympa ce topic ! J’aimerai pouvoir discuté plus en détail avec ceux qui le souhaiterai bien,à propos de ce Mr Andrew Carnegie qui est juste époustouflant..

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