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Succesrama | April 23, 2014

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6 Comments

Dany Boon où l’histoire d’un Ch’tis succès

Dany Boon où l’histoire d’un Ch’tis succès
Jean-Charles

 

L’histoire de Dany Boon pourrait faire l’objet d’un personnage de roman à lui tout seul.

Parti de rien, il a atteint les sommets d’un succès sans précédent dans le monde du spectacle.

On se souvient tous en 2008 de la popularité de son film « Bienvenue chez les Ch’tis ».

Un carton de 20,4 millions d’entrées en France.

Un record absolu qui a dépassé la barre historique des 20 millions de spectateurs dans l’hexagone.

Record qui avait été détenu avant lui en 1966 par le succès du film de G.Oury : « La grande Vadrouille » et ensuite en 1997 par « Titanic » de J.Cameron.

Pourtant, rien ne semblait prédestiner ce « petit gars du nord », issu d’un milieu ouvrier pauvre, à devenir une étoile du show-biz.

Aussi incroyable que peut l’être parfois le cours d’une destiné, voici l’histoire de l’itinéraire d’un enfant pas vraiment gâté.

 

Une enfance difficile

 

De son vrai nom, Daniel Hamidou est le fils d’un ancien boxeur kabyle, devenu routier et d’une mère femme de ménage d’Armentières.

Une commune du Nord Pas-de-Calais qui était autrefois le fleuron de l’industrie du textile.

Le décor planté, l’ambiance est loin d’être idyllique.

Sa mère tombe enceinte de lui alors qu’elle n’a que 17 ans.

Reniée par sa famille, elle tâche de subvenir au besoin de son foyer du mieux qu’elle peut.

Un quotidien morose où Dany passe sa jeunesse dans les corons du nord.

Il raconte d’ailleurs dans un de ses spectacles (Waika crée en 2006) que quand il était petit, ses parents avaient un budget tellement élevé pour tout l’été qu’ils partaient en vacance dans le jardin.

L’humour et l’autodérision seront  justement un atout majeur pour le jeune garçon afin d’égayer ses journées.

Cette gaieté, cet enthousiasme malgré un départ peu propice dans la vie pour attirer la réussite ne le quitteront jamais.

On raconte qu’il a commencé à faire le pitre pour faire rire sa mère déprimée.

Une femme remarquable qui lui a donné la confiance nécessaire pour tracer sa route et qui maintenant assiste fièrement à tous ses spectacles.

 

Formé à l’école de la vie

 

S’il n’est pas né avec tous les atouts en mains, le petit Daniel, n’a jamais manqué d’ambition.

Très tôt, une carrière artistique l’attire.

Il est persuadé qu’un jour il sera en haut de l’affiche, au même titre que la célèbre chanson de Charles Aznavour.

À 13 ans, il essaie de se faire embaucher comme balayeur au théâtre de Lille, seul moyen pour lui avec la naïveté touchante qu’un enfant peut avoir à cet âge-là, de monter sur les planches.

Après un CAP photo, il travaille dans une agence de pub sans conviction.

C’est pourtant durant cette période qu’il commence à rédiger des petits textes comiques.

Il décide ensuite de forcer la main du destin et part tenter sa chance à Paris.

Il décroche un job dans une entreprise d’animation et suit en parallèle les Cours Simon.

Il se rôde dans les cafés théâtre et donne des spectacles de mîmes dans les rues pour arrondir ses fins de mois.

Il se produit aussi sur de nombreuses scènes ouvertes comme le théâtre de Trévise, dans le 9 e arrondissement de la capitale.

 

« Dany aurait aussi pu devenir un fabuleux chef d’entreprise » Hélène Joly (une amie)

 

Les bonnes rencontres

 

Il fait la connaissance à 24 ans du frère de Sylvie Joly par l’intermédiaire de sa fille qui est comédienne.

Thierry Joly est l’auteur de petites pièces comiques.

Or avec Daniel, le contact passe immédiatement et ensemble, ils s’amusent comme des petits fous en écrivant toutes sortes de sketchs tels que « Le Culturiste » ou « Le Déprimé » devenus depuis incontournables.

Ami et collaborateur , Thierry Joly assurera aussi la mise en scène, la direction d’acteur des premiers spectacles du jeune comédien.

Malheureusement, ce formidable allié décèdera trois semaines après la mise sur orbite de l’humoriste dans la cour des grands avec « Dany Boon au Palais des Glaces ».

Son nom de scène est inspiré d’une célèbre série télévisée américaine « Daniel Boone ».

Elle racontait les aventures d’un trappeur dans le Kentucky du XXVIIIe siècle qu’il aimait suivre durant son enfance le mercredi après-midi.

L’autre rencontre déterminante sera ensuite Patrick Sébastien qui l’accueille à la télévision dans son émission : « Garçon la suite » sur TF1.

C’est une véritable aubaine pour le jeune comique qui teste l’efficacité de ses gags, ceux-là mêmes qui forgeront sa notoriété.

L’animateur, fan de la première heure, mise davantage encore sur son poulain.

Il produit son premier spectacle dans une véritable salle : « Dany Boon fou ? » au théâtre Tristan-Bernard.

 

Une personnalité attachante

 

Son entourage ne tarit pas d’éloges sur la sympathie qu’il suscite.

Francis Veber, scénariste et cinéaste à succès qui la fait jouer dans sa pièce « Le Dîner de cons », dit de lui qu’il est extrêmement généreux, gentil, attachant, humble, qualités rares selon lui parmi les acteurs qu’il a côtoyé.

Son domaine de prédilection reste toutefois le one-man-show où l’humoriste échange une grande complicité avec le public, à travers l’acuité de son regard sur des petites choses du quotidien avec des sketchs comme « Le bureau de Poste » et son attente interminable.

« Le dépressif » qui essaie de vaincre ses angoisses par la méthode Coué, en répétant sans arrêt : « Je vais bien, tout va bien ».

« La lecture » autre tranche de rigolade au sujet d’un simplet qui essaie de communiquer la passion de ses lectures pour la collection Arlequin, etc.

Un parcours en crescendo, jusqu’au phénoménal succès de « Bienvenue chez les Ch’tis »

Toujours est-il que si partout où il passe, Dany Boon suscite autant l’unanimité à tel point qu’on a tout de suite envie de l’aider, il ne doit pas sa réussite seulement à sa chance.

L’homme est avant tout un « gros bosseur » selon ses proches.

En presque vingt ans de carrière, l’acteur, réalisateur, producteur a créé une dizaine de spectacles, a joué dans autant de films et réalisé 3 longs-métrages.

Aujourd’hui, L’humoriste préféré des français enchaîne les projets entre Paris et Los Angeles, où il habite désormais.

Malgré son dernier succès cinématographique en 2011 « Rien à déclarer », il revient au source en remontant sur les planches de l’Olympia en 2012 pour retrouver la proximité de son public.

 

Que dire de plus ?

 

Drôle, talentueux, travailleur et disponible, Dany Boon a su tirer le meilleur d’une enfance difficile.

Son secret ?

Un enthousiasme communicatif, un capital sympathie immense qui lui ont ouvert toutes les portes.

 

 

Pour finir, voici un extrait de son fameux sketch: « La lecture », histoire de terminer cet article avec la banane ;)

 

 

 

 

Commentaires

  1. Merci Jean-Charles pour la banane !!! du week-end.

    Je ne voudrai pas être Brownesque une fois de plus, mais c’est étonnant de voir ces personnes qui ont eu un démarrage si dur dans la vie, et qui sont pleines d’humour par la suite.

    Amicalement

    Emmanuelle

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Emmanuelle,

      Au contraire le côté « Brownesque » est toujours le bienvenu ;)
      Oui, en effet, ce qui prouve une fois de plus que ce sont nos réactions face aux évènements qui font toute la différence.

      À bientôt

  2. Merci encore une fois Jean-Charles pour cette magnifique histoire qui prouve que les enfances difficiles ne sont pas obligatoirement synonymes d’échecs et d’insuccès.

    Beaucoup d’homme et de femmes partis de « rien » comme on dit sont arrivés à des sommets et son parcours ne fait que prouver une fois encore que la naître avec une cuillère d’argent dans la bouche n’est pas obligatoirement un signe qui mènera à la réussite.

    J’aime le personnage public et l’homme sensible que l’on devine derrière les mos qui nous font rire.

    A bientôt Shéhérazade

    A bientôt Shéhér

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Sylviane,

      Personne n’est victime.
      Nous sommes tous responsables de nos vies, que l’on soit né ou pas avec une cuillère d’argent dans la bouche pour reprendre ton expression.
      Après, nous ne maîtrisons pas toujours les circonstances, c’est sûr.
      Mais l’histoire de Dany prouve qu’avec de l’enthousiasme, de la volonté et une bonne dose de persévérance, on peut inverser le cours des choses.

      Merci encore pour ta visite.

  3. Bonjour Jean-Charles,
    et merci pour cet article très intéressant.
    Effectivement, il est souvent étonnant de constater la capacité de personnes qu’on pourrait juger « mal parties » dans la vie, à rebondir et réussir au-delà de la moyenne !
    La tristesse de sa mère lui a permis de développer un formidable sens de l’humour ? Merci la vie !
    Le personnage est attachant et je l’apprécie beaucoup.
    Merci pour ces histoires de succès qui interpellent toujours !

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Aude,

      Exactement, il n’est pas un cas isolé.
      Dany Boon possède son propre parcours, avec évidemment son lots de difficultés. On retrouve dans un tout autre genre, cette énergie de vouloir s’en sortir chez un François Pinault, par exemple, qui lui aussi est vraiment parti de rien pour atteindre des sommets.

      Merci pour la sympathie de ton commentaire.

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