Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Succesrama | October 31, 2014

Scroll to top

Top

14 Comments

Domptez votre peur

Domptez votre peur
Jean-Charles

Nous avons tous eu un moment donné, peur de tenter de nouvelles choses, peur de mal faire ou encore peur de faire simplement un choix…

Mais qu’est-ce que la peur ?

Paralysante en cas de panique, c’est une émotion destinée à préserver nos vies en nous alertant du danger.

Mais elle peut aussi se révéler un puissant moteur quand elle est domptée.

Alors, commençons par l’accepter plutôt que de la redouter.

Et considérons la comme un signal de prudence.

C’est l’occasion de marquer un temps d’arrêt afin d’étudier la situation avant de prendre une décision ou de passer à l’action.

 

Dépassez-la pour faire les bons choix

 

Réflex primaire de survie, la peur est censée nous donner l’énergie de fuir devant un danger ou de lutter contre un adversaire.

Mais quand elle s’exprime de manière trop intense, qu’elle vire à la panique, cette émotion nous paralyse.

Nous devons pourtant la contrôler avant de la laisser nous contrôler.

Toutefois, la peur n’est pas toujours mauvaise conseillère.

Elle peut aussi, pour peu qu’on sache s’en faire une alliée, se révéler un puissant moteur pour l’action.

À condition d’apprendre à la reconnaître, puis de l’apprivoiser.

Comment pouvons-nous surmonter nos peurs ?

En lui faisant fermement face et en se demandant : « peur de quoi ? ».

Par cette seule question, nous commençons par analyser la situation que nous affrontons.

C’est un procédé qui semble pourtant simple mais réellement efficace.

En choisissant de l’exprimer, nous sommes ainsi sur le chemin de la raison qui nous fera contourner l’obstacle émotionnel qu’est la peur.

Nous éviterons surtout de se laisser submerger par l’angoisse, plus diffuse et difficile à combattre.

 

Analysez vos inquiétudes avec sincérité et authenticité

 

L’étape suivante consiste à considérer le problème sous tous les angles.

Quels sont les risques ?

Peut-il y avoir une autre façon d’agir ?

Quels sont les problèmes que nous pouvons rencontrer ?

Possédons-nous toutes les informations, tous les chiffres et tous les faits nécessaires ?

Quelles ont été les réactions d’autres personnes en de pareilles situations et quelles furent leurs résultats ?

Vous l’aurez compris, gérer sa peur, c’est d’abord prendre du recul plutôt que de céder à la panique.

Ensuite, agir immédiatement car la procrastination mène à un plus grand doute et à une plus grande inquiétude.

Franklin D. Roosevelt dû gérer de nombreuses crises durant ses quatre mandats dont celle de la deuxième guerre mondiale.

Lorsque des décisions importantes s’imposaient, il faisait face à son appréhension avec l’attitude suivante :

« Rien n’est autant à craindre que la crainte elle-même. »

 

Sachez reconnaître vos peurs

 

Selon Napoléon Hill, il existe six peurs essentielles :

la peur de la pauvreté, de la critique, de la maladie, peur de perdre l’amour, peur de la vieillesse et de la mort.

Les trois premières peurs sont à l’origine de presque tous les tourments.

Toutes ces angoisses ne sont certainement pas une fatalité.

Au contraire, la peur est un état d’esprit qui peut se contrôler et se diriger.

Aussi, pour la dépasser, rappelons-nous le but à atteindre et concentrons-nous sur les étapes pour y parvenir.

Un chirurgien racontait le poids d’une terrible pression avant une opération délicate.

Et pour cause, il avait la vie de son patient entre ses mains.

Il procéda en se focalisant sur les actions concrètes à mener : arrêter l’hémorragie, nettoyer la plaie et mettre la personne à l’abri…

La peur est le plus grand des obstacles qui barre la route à la réussite.

Or la personne qui a du succès est disposée à prendre des risques quand une logique inébranlable montre qu’ils sont nécessaires.

Malheureusement, les gens laissent bien souvent la peur gouverner leurs décisions et toutes leurs actions.

Ils n’aspirent qu’à une seule chose, la sécurité.

Bridant ainsi leur créativité, ils n’osent pas révéler leur véritable talent, rongés par l’incertitude.

La meilleure façon de gérer nos incertitudes ?

Aller de l’avant !

 

Commentaires

  1. Les peurs, comme toutes les émotions, sont là pour nous apporter un message… A nous d’en prendre conscience, de faire une pause pour l’écouter et d’adapter notre action ! Au besoin, la croyance mise à jour pourra être modifiée si elle n’est plus d’actualité.
    Le problème : nous avons peur de nos émotions, car nous avons été éduqués par des gens qui eux-même le tenaient de leurs parents,etc…
    Nous avons appris le contrôle et non la maîtrise.
    Mais rien n’est joué, à nous de reprendre le gouvernail, écouter ce que nos émotions ont à nous dire au lieu de les laisser nous dicter inconsciemment nos réactions !

    • Jean-Charles Dimier

      Tout à fait Aude,

      Nous sommes les seuls maîtres à bord.

      Pour cela, nous pouvons influencer notre subconscient pour planter nos propres graines.

      Elles remplaceront celles que nos parents, nos professeurs ou encore notre entourage ont planté dans notre cerveau comme de mauvaises graines, avec certainement les meilleures attentions du monde.

  2. Moi, quand j’ai peur, je me dis que je suis à un tournant et que les choses vont se préciser, changer, ce qui ne manque pas d’arriver. C’est un bon indicateur des chemins à prendre pour moi.
    Bien qu’inconfortable, accepter et reconnaitre sa peur permet aussi de la passée.
    Aux peurs que tu cites selon Napoléon Hill, je rajouterais la peur de l’échec (remarque, c’est souvent lié à la peur de perdre l’amour).

    Grand sujet que tu as choisi là, et j’admire la concision de ton article, vu l’ampleur du sujet.
    Bravo JC

    • Jean-Charles Dimier

      Merci beaucoup pour ton compliment Patricia :)

      Tu as raison, il faut avoir le courage de l’affronter malgré le malaise qu’elle peut provoquer.
      Sinon, nos tourments grandiront de plus en plus.
      Dans le cas contraire, on risque de stagner, voir même de régresser.

      J’inclurai peut-être la peur de l’échec dans la peur de la pauvreté.
      On dit que c’est la plus destructive et la plus difficile des peurs à vaincre.

  3. Physiologiquement la peur correspond à une sécrétion importante d’adrénaline qui a elle même des effets importants au niveau du corps: battements cardiaques accélérés, tremblements, sueurs froides, pâleur, boule à l’estomac…
    Ces réactions sont de toute façon une préparation du corps à l’action: que ce soit en terme de fuite ou d’affrontement.
    Mieux que l’analyse notre intuition nous conseillera et nous indiquera le chemin à suivre. A nous d’accepter de sortir de notre zone de confort et prendre des risques.

    • Jean-Charles Dimier

      J’ajouterai qu’il ne faut pas avoir peur d’exprimer ses craintes.
      Cela permet de les évacuer pour continuer à aller de l’avant.

  4. Bonjour Jean-Charles,

    Et oui, la peur a gâché beaucoup de vies humaines et de relations. Elle pousse encore certianes personnes à se suicider aujourd’hui, face à des peurs économiques. D’autres sont aussi payés pour faire peur ….
    Cycle infernal, si on ne veut pas toucher à la mémoire cellulaire, celle dans laquelle la pauvreté a été inscrite par exemple.

    Tu vois sans avoir vu ce que tu avais publié, j’ai publié cette semaine cet article, des propos de Krishnarmurti (qui écrit mieux que moi) http://formationquantique.com/conscience-inconscience/. J’aime ce qu’il dit à propos de la sécurité.

    Je pense que cela complète les idées que tu as mises en avant dans ton article.

    Profite du week-end hors zone de comfort …

    Emmanuelle

    • Jean-Charles Dimier

      Merci pour ton complément d’information Emmanuelle.

      En effet, nos articles se complètent, pour ma part aussi, en toute humilité face aux propos de J.Krishnarmurti :)

  5. Bonjour Jean Charles,

    Merci pour cet article qui démonte bien le mécanisme de la peur et aussi son utilité.
    De quoi ou pourquoi avons-nous peur? Au bout du bout, la peur est celle de la souffrance mentale et même physique que cela nous procure.
    Fondamentalement, la souffrance, c’est la croyance de ne pas être aimé. Elle a une grande utilité, car elle nous alerte : « Attention, tu n’es pas sur ta voie ».
    La souffrance est la seule porte qui mène à notre âme, parce qu’une fois comprise et embrassée, elle met en lumière la séparation entre nous et notre être intérieur.
    La souffrance n’est que le symptôme d’un problème plus profond ; sous l’émotion de cette souffrance, se cache toujours sa cause. Celle-ci est due à une vieille croyance, elle-même issue de la cristallisation d’une peur.
    C’est une façon de penser qui limite toutes les forces en nous, notre ouverture d’esprit et notre objectivité. Abandonner nos croyances permet d’accueillir la transformation et de capituler (lâcher prise, comme on dit souvent) pour s’ouvrir enfin à son bien-être.

    Amicalement.

    Côme
    Côme@shelvene Articles récents..Interview Radio Médecine Douce : guérir son âmeMy Profile

    • Jean-Charles

      Bonjour Côme,

      Merci pour cette réflexion pertinente et complémentaire.
      La peur est une émotion qui possèdent parfois de multiples racines.

      Savoir les identifier est effectivement salutaire pour progresser, aller de
      l’avant et comme tu le dis si bien « s’ouvrir à son bien-être » pour se réaliser
      pleinement.

      À bientôt.

  6. Finalement jean-charge, il me semble qu’il n’y a aucune émotion négative, mais de l’information à traiter qui me parvient sous forme d’émotions. Super, je suis vivant.

    Avec la peur, j’ai deux attitudes. J’ai peut-être raison d’écouter la peur qui me prévient que ce serait peut-être pas une bonne idée de sauter du haut de cette falaise.

    Quoi que, il s’agit d’un défis, plonger de 30 mètres dans la mer. Et je suis entraîné, mais la peur est toujours là, il s’agit de la dompter.

    Et un peu du même ordre, cette peur qui me bloque par rapport à une action que je veux mener. Là personnellement, j’ai besoin d’être courageux. Ce courage me vient en me plongeant dans l’action, celle-ci coupant les pensées à l’origine de la peur.

    Un fois l’action entreprise, je me rends compte que ma peur n’était nullement justifiée, le plus souvent. Ce qui m’incite à faire plus confiance à ma capacité d’action, qu’à la peur qui voudrait me dissuader d’agir
    Damien@coaching Articles récents..gestion du stress par une bonne attitude mentaleMy Profile

    • Jean-Charles

      Bonjour Damien,

      Oui, tout à fait.
      Bien des peurs s’envolent quand nous décidons d’agir.
      La peur de la difficulté est à mon sens une illusion.

      Pour illustrer mes propos, j’adore cette phrase de Mark Twain :

      « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »

  7. « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » J’aime !
    C’est ça. une autre que j’aime beaucoup aussi :

    « C’est l’avenir uniquement si c’est impossible  » le designer gallois Ross Lovegrove inventeur de génie.

    Ah, si nous arrêtions de savoir, nous en ferions des choses extraordinaires.
    damien Articles récents..Savoir vivre en entrepriseMy Profile

    • Jean-Charles

      Bien sûr, le travail de Ross Lovegrove est moins connu que celui de Philippe Starck, mais il reste une sacrée référence, enfin pour ceux qui s’intéressent au design.

Poster un commentaire

CommentLuv badge