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Succesrama | June 29, 2017

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John Rockefeller (1839-1937) ou la plus grosse fortune de l’histoire…

John Rockefeller (1839-1937) ou la plus grosse fortune de l’histoire…
Jean-Charles

 

Nous  connaissons tous la fameuse expression : « Je ne suis pas riche et encore moins Rockefeller ! ».

Et pour cause, John Rockefeller, créateur de l’industrie pétrolière a amassé un pactole de 200 milliards de dollars, une fortune jamais accumulée depuis par un homme.

En comparaison, même le mexicain Carlos Slim, véritable magnat des télécommunications qui se trouve actuellement être l’homme le plus riche de la planète, fait « office d’amateur » avec une fortune estimée seulement à 74 milliards de dollars.

Rockefeller représente aussi la parfaite incarnation du capitalisme avec le côté obscure d’un maître en stratégie qui n’hésite pas à traiter la concurrence de manière extrêmement féroce. Ce qui lui vaudra par la suite un retour de flamme sous forme du démantèlement de sa compagnie : la Standard Oil.

Il n’empêche que ce « roi du pétrole » construisit un empire en partant de presque … rien !

 

Des origines très modestes

 

Né en 1839, à New-York, il est le descendant d’une famille de huguenots français (protestants) – Les Roquefeuille – qui pour le petit cours d’histoire, avaient fui le royaume de Louis XIV, après la révocation de l’édit de Nantes.

Le jeune homme ne peut pas vraiment prendre comme modèle ses aïeux puisque son grand-père et son père se lancèrent dans les affaires avec de bien piètres résultats. S’il ne pouvait pas compter sur ce dernier, secrètement bigame, instable et vagabond qui escroquait les gens en leur vendant des élixirs « miracles ».

Sa mère, en revanche exerça sur son fils, une influence extrêmement forte en lui inculquant les principes d’une vie austère et disciplinée, tournée vers le travail.

John suit le chemin classique d’un adolescent issu d’un milieu modeste en faisant de très courtes études. Il commence à travailler à 16 ans dans un commerce en gros à Cleveland, dans l’Ohio, au bas de l’échelle.

Son sérieux et sa rigueur le font se démarquer.
Il devient vite aide-comptable puis chef-comptable à tout juste 18 ans.

 

Le refus d’une augmentation lui ouvre les portes de la richesse

 

C’est après le refus d’une augmentation que le jeune homme pensait légitime qu’il décida de créer sa propre entreprise.

Il dira d’ailleurs lui-même par la suite, qu’une réponse positive à sa requête de la part de ses employeurs, aurait certainement changé le cours de sa destiné !

Il se lance à son tour dans le commerce en gros, associé avec un ami, en vendant surtout des produits alimentaires comme du porc, du sel et du blé. Les évènements font que la guerre de Sécession leur ouvre alors un marché juteux où justement les denrées agricoles explosent. Le gouvernement leur passe des contrats considérables pour approvisionner l’armée.

C’est pour l’ancien chef-comptable le début de l’apprentissage de la richesse !

Il faut toutefois bien remettre dans son contexte, le prodigieux succès de Rockefeller, pour bien saisir l’ampleur de sa réussite.

Entre 1860 et 1900, c’est la phase d’expansion la plus extraordinaire de toute son histoire que va connaître l’Amérique qui permettra à l’homme de vivre un destin hors du commun.

Nous sommes en pleine essor industriel où la production du pays quintuple. Cette formidable croissance est menée tambours battants par les chemins de fer, l’industrie chimique puis par l’électrification du territoire.

Mais un problème de taille se pose : celui de l’énergie ! Or le pétrole va fournir la solution.

Et le jeune homme ambitieux saisit la puissance d’une telle opportunité, conscient d’être présent au bon endroit, au bon moment.

 

« J’ai toujours essayé de transformer les désastres en opportunités ».


 

Une opportunité qui changera sa vie !

 

Rockefeller, pressent que ce liquides visqueux et noirâtres possède un potentiel énorme. Si le premier puits est foré en 1859, Rockefeller fonde trois ans plus tard avec trois autres associés l’Excelsior Oil Works, qui devient vite la raffinerie la plus importante du coin.

Après avoir racheté les parts de ses partenaires, Rockefeller applique différentes stratégies qui bâtirons les fondations de son futur monopole.

Il se concentre méthodiquement sur deux principes :

Le premier est de réduire au maximum les coûts pour être moins cher que ses concurrents.

Le deuxième est de maîtriser toute la chaine de production du pétrole, du stockage du brut à la commercialisation des produits raffinés.

 

La Standard Oil, véritable « bulldozer » pétrolifère, écrase tout sur son passage

 

Ainsi, il crée en 1870 sa fameuse Standard Oil. S’il ne peut pas racheter ses concurrents, il les pousse à la faillite, tout en investissant dans les pipelines, les terminaux pétroliers et les chemins de fer. Ce qui lui procurera une assise redoutable pour faire céder ses rivaux les plus tenaces.

Ses méthodes, souvent jugées brutales, lui assureront en l’espace de dix ans une position quasi-dominante de l’industrie américaine du raffinage, du transport et du commerce pétrolier dès 1880.

Son ascension continue avec l’achat de champs pétrolifères dans l’Indiana et l’Ohio. Il dirige ensuite son organisation financière avec la création d’un trust (une entreprise à monopole) en 1882, puis d’un holding en 1889.
Dans le but de contourner la législation antitrust du Sherman Act.

Avec une fortune qui atteint 150 millions de dollars, soit à cette époque l’équivalent d’un revenu 20 000 fois plus élevé que le salaire moyen d’un Américain, J. Rockefeller peut se targuer d’être le roi du pétrole !

Nous parlions plus haut d’un retour de flamme malgré sa position exceptionnelle. Elle va en effet se retourner contre lui.
Aduler pour sa réussite dans le monde capitaliste de l’entrepreneuriat, son monopole des affaires suscite néanmoins une forte inquiétude, vis-à-vis de l’opinion publique.

 

Le premier puits est foré aux Etats-Unis en 1859.


 

La Cours Suprême dissout sa firme

 

Les États-Unis d’Amérique se définissent avant tout comme le pays de la liberté. Or l’opinion publique juge que le « trust » de Rockefeller gène cette liberté d’entreprendre par sa domination du marché. Les politiques condamnent aussi la protection de ces intérêts privés qu’ils jugent contraire au bien public. Notamment le président Théodore Roosevelt, qui dès 1901 fait du magnat de l’or noir, sa cible favorite.

Un long procès retentissant oppose ainsi le pouvoir fédéral à la Standard Oil, jusqu’à ce que la Cours Suprême ordonne en 1911 la dissolution de la firme, qui doit céder le contrôle de ses 33 filiales.

Sa dislocation donne naissance à diverses entreprises indépendantes comme Mobil, Chevron, Esso …

Forcé de liquider son empire, John Rockefeller devient en vendant ses actions, le premier milliardaire américain et obtient le titre définitif de l’homme le plus riche du monde.

 

Un philanthrope immensément riche

 

Son attitude austère et sa démarche patricienne, n’empêche pas ce fervent batiste de vivre sans ostentation. On ne lui connait aucun vice !

Tout comme Andrew Carnegie, il consacrera sa retraite à distribuer une large partie de sa fortune pour de nombreuses causes charitables (éducation, santé, recherche médicale). Il donne à sa fondation qui porte son nom, un capital de 100 millions de dollars (soit 15 milliards aujourd’hui). Elle devient de ce fait la première institution caritative au monde.

L’histoire est-elle un perpétuel recommencement ?

En tout cas, nous retrouverons un siècle plus tard, la même ferveur inspiratrice chez un certain Bill Gates

 

Les leçons de son succès :

  • Racheter ses concurrents est le meilleur moyen de les éliminer
  • Pour imposer ses prix, il faut contrôler toute la filière de production
  • Les profits doivent toujours être réinvestis dans l’entreprise

 

« La ténacité est une des qualités indispensables pour réussir dans la vie, quel que soit le but à atteindre. »  (John Rockefeller)

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