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Succesrama | May 1, 2017

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4 Comments

L’histoire de l’homme qui surmonta sa peur

La peur est le plus grand obstacle pour atteindre le succès.

Nous la laissons souvent gouverner nos décisions et nos actions.

Notre imagination s’emballe et nous redoutons souvent le pire plutôt que d’envisager au premier abord le meilleur.

Pour illustrer ces propos, laissez-moi vous conter l’histoire d’un homme qui osa justement affronter sa peur, alors que tout le prédestinait à une existence d’asservissement …

Dans un ancien royaume, à une époque non déterminée, un roi régnait en tyran. Il était craint de ses sujets et davantage encore de ses ennemis.

Alors qu’il revenait d’une campagne pour défendre et annexer d’autres territoires, il ramena de nombreux prisonniers.

Il les installa dans une sorte d’immense arène.

Lieu où de féroces combats se déroulaient pour divertir la cour et assouvir un public, toujours insatiable de violences extrêmes.

Mais cette arène comportait une particularité qui la rendait célèbre, au-delà même des frontières du royaume.

A son extrémité gauche, lorsque l’on faisait face au trône du roi, il y avait une porte immense qui était aussi haute que large.

Cette porte était effroyable.

Elle semblait façonnée d’une matière organique, comme si elle était constituée d’un milliers de corps en putréfactions, bâtie avec de nombreux ossements humains.

Et si l’on tendait un tant soit peu l’oreille, certain prétendait entendre des plaintes lancinantes.

On disait que derrière cette porte, commençait le territoire des enfers.

Personne n’avait jamais vu ce qu’il y avait derrière et personne ne voulait le savoir.

Le roi rassembla tous ses prisonniers dans sa terrifiante arène, une centaine au total.

Une escorte de soldats armés les entouraient.

Il leur fit la proposition suivante :

- Je vous propose trois choix pour votre survie :

Le premier est de vous soumettre à mon service en tant qu’esclave.

Je suis dur, mais juste.

Vous aurez du pain et la sécurité si vous vous pliez à mon autorité.

Le second est de gagner votre liberté au combat. Si vous terrassez mes meilleurs guerriers dans cette arène, vous serez libres !

Enfin, votre dernière option, ouvrir la grande porte, située à votre gauche pour disparaître derrière à tout jamais.

A ces derniers mots prononcés, un murmure général d’appréhension s’élevait aussi bien du côté des prisonniers que du public.

La plupart choisirent  la voie de l’esclavage, d’autres périrent au combat, ayant une faible chance de l’emporter face aux soldats surentraînés du roi.

Seul, un jeune homme, artisan de son état, stupéfia tout le monde, en choisissant la troisième option.

Il affirma :

- Je suis encore très jeune et je refuse une vie d’asservissement en tant qu’esclave.

Je ne suis pas un guerrier et je n’ai donc aucune chance en combattant des soldats dont le métier est de tuer.

J’opte pour la grande porte. Peu m’importe ce qu’il y a derrière.

Je préfère mourir en homme libre plutôt que me laisser guider par la peur en choisissant la soumission.

Le roi déclara :

- Qu’il en soit ainsi.

On ne revit plus jamais le jeune artisan.

Or, son choix défraya la chronique du royaume pendant longtemps encore.

Les années passèrent.

Un ancien esclave, capturé au même moment que l’artisan disparu,  devint un guerrier aguerri.

Grâce à son courage durant de nombreux combats, il s’attira les faveurs du vieux roi.

Ce dernier pour le récompenser de sa vaillance, lui accorda une récompense, ce qu’il voulait.

Mais au lieu de lui demander de l’or, des terres ou encore des chevaux … le guerrier voulut assouvir sa curiosité qui le rongeait depuis très longtemps déjà.

Il voulut savoir ce qu’il y avait derrière cette fameuse et épouvantable porte.

Le souverain exhaussa son souhait.

Ils pénétrèrent ensemble dans l’arène vide et firent face à cet immense porche, constitué de cadavres.

Le roi l’ouvrit lui-même, sans aucune difficulté malgré la taille impressionnante du levier de la poterne.

Son serviteur, en retrait, suait à grosses gouttes.

Cette porte avait alimenté d’innombrables cauchemars durant ses nuits agitées.

Il allait enfin savoir ce qu’il y avait derrière.

Le gigantesque portail s’ouvrit lentement et ce qu’il vit, l’estomaqua !..

A tel point qu’il tomba à la renverse.

Au-delà de la porte, s’étendait une magnifique prairie, avec au loin un petit port où étaient parqués différentes embarcations.

Le jeune et courageux artisan, qui avait dompté sa peur, avait fait le bon choix.

En refusant une vie soumise, il avait gagné sa liberté, malgré les apparences d’un passage abominable que représentait cette porte.

 

A travers cette allégorie, doit-on comprendre que choisir la sécurité c’est accepter de mener une vie de servitude ?

Difficile de répondre à cette question, tant il est vrai que parfois, dans nos vies respectives, nous sommes amenés nous aussi à faire des choix.

Sans connaître les conséquences que cela pourrait entraîner ensuite.

C’est seulement avec le temps, que l’on peut se rendre compte de la vue d’ensemble du « Puzzle » de notre existence.

 

Quoi qu’il en soit, si vous avez un avis sur ce genre d’interrogations, n’hésitez pas à pianoter sur vos claviers   ;-)

 

Commentaires

  1. Superbe histoire, j’aurais du l’écrire ;-)

    • Jean-Charles Dimier

      Merci Montishow

  2. Belle histoire en effet!

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