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Succesrama | June 29, 2017

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Richard Branson ou l’audace d’un P-DG de tous les extrêmes …

Richard Branson ou l’audace d’un P-DG de tous les extrêmes …
Jean-Charles

 

Quel est le point commun entre Virgin Record, Virgin Mégastore, Virgin Atlantic et Virgin Cola ?

Un homme : Richard Branson, milliardaire de son état qui a su imposer par son génie en Marketing, un seul nom :

Virgin !

Pourtant, avant de constituer un empire aussi hétéroclite que le sien, rien ne semblait être acquis d’avance pour ce patron autodidacte …

Né en 1950, le jeune Richard est l’ainé d’une famille plutôt modeste de trois enfants. Son père est juriste et sa mère est femme au foyer.

Chez les Branson, on développe le système D. Ses parents encouragent leur progéniture à cultiver l’art de relever les défis. C’est ainsi que Richard gagne ses 10 premiers shilling à douze ans, en pariant avec sa tante Joyce qu’il saura nager avant la fin de l’été.

Après cette première victoire, le jeune garçon devra faire face à un nouveau défi, son échec scolaire. Ses résultats sont catastrophiques et pour cause, il souffre de dyslexie. Or à cette époque, la dyslexie n’est pas encore vraiment reconnue et Richard se fait taxer de cancre invétéré par tous ses professeurs.

Cela ne l’empêche pas, avec un culot monstre de quitter l’école dès l’âge de 16 ans pour fonder « Students » un magazine d’étudiants libertaires, son premier succès.

Son flair l’oriente très vite ensuite, vers un marché plus lucratif, la vente par correspondance de disques à bas prix. Nous sommes en pleines périodes prolifiques des années soixante-soixante-dix, où des artistes inconnus jusqu’alors, commencent leur carrière telle que les Rolling Stones, Bob Dylan, les Beatles, les Doors, pour ne citer que les plus connus. Richard est au première loge.

Une grève des Postes qui s’éternise donnera l’idée à Branson, de créer sa propre boutique de disques. Un premier pas franchis qui donnera naissance quelques années plus tard, aux célèbres grands magasins internationaux : les « Virgin Mégastore » .

Richard Branson se lance également dans la production de disque en fondant Virgin Record. C’est l’une de ses collaboratrices de la première heure qui trouve l’idée du nom « Virgin » puisque : « nous sommes tous vierge en business ».

En 1971 le premier studio d’enregistrement ouvre ses portes, dans un ancien manoir, près d’Oxford.

Richard mise alors sur des artistes qu’il juge novateurs.

Son label produit notamment Mike Oldfield et son célèbre « Tubular bells » (repris pour la B.O de « l’Exorciste »), première production et jackpot immédiat avec plus de 10 millions d’albums vendus. Il affichera aussi d’autres artistes comme Boy George et Culture Club à son heure de gloire, les Sex-Pistols, Phil Collins, les Rolling Stones etc.

Au fil des années Virgin acquiert une renommée internationale.

Mais l’homme bouillonne d’idées pour imposer sa marque dans divers autres secteurs.

Or l’aventure du transport aérien l’attire de plus en plus.

En fait, l’idée lui vient en vacances, lorsque le vol régulier pour rejoindre Porto-Rico est annulé. Devant le désarroi de nombreux autres touristes, Richard passe quelques coups de fil et négocie pour 2000 dollars l’affrètement d’un avion. Une fois divisé le prix total par le nombre de sièges, il se balade dans le hall avec une ardoise : Virgin Airways : Porto-Rico-aller simple : 38 dollars.

L’anecdote veut qu’un client lui dise à l’atterrissage : « Le vol était assez sympa, mais en améliorant un poil le service, vous pourriez vous lancer pour de bon ! ».

La création de Virgin Atlantic ne se fait pas toutefois sans heurt. En effet, le business-man s’attire le courroux d’un gros mastodonte du transport aérien : British-Airways. Il s’ensuit une guerre sans répit entre les deux compagnies. Finalement, Branson gagne son procès en 1993. Lord King, patron de British-Airways est condamné à lui verser 610 000 livres pour une campagne diffamatoire contre sa compagnie.

Une somme rebaptisée « bonus de British Airways » est répartie par le P.DG de Virgin entre ses salariés.

C’est aussi une des autres force de Branson, celle de prendre soin de son personnel. Son équation est simple : « si vos salariés sont bien traités, ils seront motivés pour faire un excellent travail, les clients seront comblés, les bénéfices rentreront et enfin les actionnaires pourront investir en conséquence. »

La marque Virgin s’installe également dans divers autres secteurs : les sodas avec Virgin Cola en 1994, les lignes de chemin de fer avec Virgin Rail en 1996. Suivront une radio, des agences de voyages, des abonnements pour mobiles…

Et même depuis peu, Virgin Money, société avec laquelle il entend concurrencer les banques sur le territoire Britannique. Une sorte de revanche en quelque sorte, avec les institutions financières qui ne lui ont pas toujours facilité la tâche. On évoquera brièvement, la pression des banques lors du rachat de Virgin Music par EMI pour la bagatelle d’un Milliard de dollars. Afin de sauver sa compagnie aérienne qui était alors en difficulté, face au peu scrupuleux British-Airways.

Richard Branson n’hésite pas également à donner de sa personne lorsqu’il s’agit de faire connaître sa marque partout dans le monde, quitte parfois même à prendre le risque d’y laisser… sa peau !

Aventurier de l’extrême, il aime comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, se lancer de nouveaux défis. Sa passion pour les voyages en montgolfière le conduira à battre plusieurs records dont la traversée de l’Atlantique en ballon en 1987. Expérience qui faillit lui couter… la vie !

En résumé, la marque Virgin, c’est 35 filiales dans 15 secteurs très différents, avec un seul porte drapeau : Branson !

Son secret ?

Ses sociétés sont toutes gérées de manières autonome par des directeurs qui reçoivent une participation au capital. Même si les mauvaises langues affirment que cela manque de cohérence, toutes les activités du sexagénaire autodidacte sont rentables.

Notre milliardaire, anobli récemment par la reine Élisabeth, est aujourd’hui, à la tête d’une fortune estimée à trois milliards de dollars.

Et il ne compte pas en rester là. Son nouveau défi ?

Se lancer dans les voyages de tourisme spatial : Virgin Galactic, avec l’aide d’une société américaine qui a construit pour l’occasion un vaisseau baptisé « SpaceShipTwo » .

Le premier vol avec passagers est prévu dès la fin 2011. Prix du billet : 200 000 dollars.

Avis aux amateurs !

Les leçons de son succès :

  • Du culot et de l’audace
  • Un patron  très sympa et médiatique qui représente une véritable publicité ambulante
  • Dès qu’une filiale menace de subir des pertes, il faut la revendre

« Le succès n’est pas seulement une question de chance. Vous devez avoir foi en vos capacités et le construire par vous même. De cette manière, les autres aussi croient en vous. » (Richard Branson)

Commentaires

  1. abouo eric

    Grand merci pour ce minutieux travail de recherche qui ne sesse de me challenger

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