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Succesrama | August 31, 2014

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10 Comments

Sergey Brin et Larry Page ou les fondateurs de la révolution Google

Sergey Brin et Larry Page ou les fondateurs de la révolution Google
Jean-Charles

 

À l’aube de ce nouveau millénaire, les voitures ne volent toujours pas, mais l’évènement majeur est incontestablement l‘apparition d’Internet qui a depuis, bouleversé nos modes de vie.

Il y a encore peu, c’était carrément de la science-fiction.

Cela dit, qui dit Internet, dit forcément moteur de recherche. Et qui dit moteur de recherche, dit Google.

Pourquoi ?

Parce qu’il détient les deux tiers du marché mondial, loin devant Yahou! (21 %).

Google est devenu en une vitesse éclaire la marque la plus puissante de la planète, enterrant Coca-Cola et Microsoft.

Une ascension fulgurante qui bouscule tous les schémas de croissance habituels des entreprises.

Mais avant de parler de  « success story » , c’est surtout l’histoire d’une belle amitié entre ses cofondateurs, Sergey Brin et Larry Page.

Voici comment.

 

Le début du mythe commence dans un garage …

 

C’est en 1995 que nos deux acolytes se rencontrent sur le campus de l’université californienne de Stanford.

Une complicité sans faille et une saine émulation vont naître : Sergey « l’extraverti » sera le businessman, le discret Larry le « penseur », tous deux nés en 1973.

Les rôles distribués, l’aventure pouvait démarrer …

Elle commence comme un autre mythe moderne, Apple  pour ne pas le citer, dans un garage de la Silicone Valley, où deux fondus d’informatiques s’intéressent au même problème.

À savoir, trouver un système fiable qui permette de télécharger des pages web de manière efficace.

Or le mode de sélection retenu par les moteurs de recherche existants est plutôt basique, voir même calamiteux.

Leur idée ?

Créer un logiciel, basé sur un algorithme hiérarchisant les pages en fonction du nombre de liens qui pointent vers elles, plutôt que privilégier la récurrence de mots-clés.

Il nomme leur projet Google (proche de « googol » mot qui désigne le nombre composé du chiffre 1 suivi de 100 zéros) pour donner la mesure de l’immensité de la quantité d’informations que leur moteur doit traiter.

Le garage dans lequel travaillent les deux compères devient très vite étroit, encombré par une multitude d’ordinateurs.

Ils déménagent pour un réseau qui en comporteront 3 000.

Très excités aux résultats obtenus, ils sont persuadés que les moteurs de recherche existants tels que Altavista ou encore Excite vont s’arracher leur trouvaille pour améliorer et perfectionner leurs performances.

Grave erreur !

Personne ne veut miser un kopeck sur leur logiciel.

Déçus, mais croyant fermement à l’efficacité de leur invention, Sergey et Larry décident eux-mêmes de la commercialiser.

Et avec 100 000 dollars de fonds débloqués, c’est en août 1998 que Google Inc. voit le jour.

Une nouvelle ère commence :  l’information en un coup de clic …

 

« Entre les cofondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, c'est surtout une authentique histoire d'amitié, qui donnerait presque la larme à l'oeil ;)  »


 

Une réussite explosive

 

Au début, Google traite 100 000 requêtes. Deux ans après sa création, il en traite 100 millions au quotidien.

Son ascension est spectaculaire.

En 2002, la société affiche une réussite financière de 440 millions de dollars de chiffre d’affaires avec 100 000 millions de bénéfices à la clé.

Elle utilise la publicité de façon intelligente et discrète avec une page d’accueil vierge, mais ciblée selon des liens promotionnels qui varient suivant le thème de la recherche désirée.

L’utilisateur a ainsi plus l’impression de bénéficier d’un service qui tombe à point nommé, plutôt que de se faire matraquer à coup de publicité comme c’est souvent le cas avec les autres sites qui multiplient les bannières.

Les duettistes recrutent toutefois en 2004, un P-DG pour gérer leur entreprise qui s’accroît de plus en plus.

Eric Schmidt, de vingt ans leur aîné, leur apporte son expérience, acquise auparavant chez Sun Microsystems et Novell, deux géants de l’informatique dont il a été le dirigeant.

Le duo, devenu trio propulse Google en bourse et récolte au passage deux milliards de dollars.

Ils misent aussitôt sur la recherche et le rachat d’autres firmes innovantes qui donnent lieu à des services gratuits aussi divers qu’ingénieux comme  Google Earth, Google Map

Picasa et Youtube offrent aussi la possibilité de stocker et visionner photos et vidéos personnelles.

Google Books qui a l’ambition de numériser tous supports écrits, projette de mettre à la portée de tous une bibliothèque universelle.

Bref, autant d’innovations qui renforcent leur domination avec un chiffre d’affaires qui atteint 23,6 milliards et un bénéfice de 6,3 milliards sept ans après sa création, en 2009.

Du jamais vu !

 

« Sergey Brin, Eric Schmidt et Larry Page, le trio gagnant ! »


 

Un management profitable « à la cool attitude »

 

Le garage des débuts s’est transformé en sorte de « Googleplex », un siège social où le personnel est au petit soin.

Et il y a de quoi : salle de gym, masseur, dentiste, pressing, crèche leur sont offerts.

Trop beau pour être vrai  ?

En fait, tout est fait pour privilégier la créativité des salariés et que l’innovation permanente soit le levier de la croissance de l’entreprise.

Par exemple, tout employé peut disposer d’un jour libre par semaine pour développer un projet personnel.

C’est ainsi que Krishna Bharat, à la suite des évènements liés aux attentats du 11 septembre, à conçut Google News, pour que chacun dispose à tout instant d’une information exhaustive et fiable concernant l’actualité mondiale.

Un kiosque virtuel qui référence aujourd’hui plus de 4500 journaux anglophones et 500 francophones.

D’où une émulation de la part des journalistes du monde entier pour voir son article sélectionné.

Ce qui favorise une plus grande véracité dans l’information traitée.

Une stratégie donc, issu d’un management intelligent et payant qui explique en partie la montée en puissance de la firme au logo multicolore.

Sergey Brin et Larry Page, deux génies milliardaires simples et brillants qui nous ont rendu la vie virtuelle plus facile ?

En tout cas, David Cheriton, leur ancien professeur d’informatique ne tarit pas d’éloge à leurs égards :

« ils veulent rendre le monde meilleur et sont la preuve vivante que quelqu’un peut bien faire les choses en faisant le bien. »

Toutefois, certaines critiques accusent Google d’atteinte à la vie privée et reprochent que son monopole est sujet à de nombreuses controverses.

Elles font notamment référence à la polémique autour de la numération d’ouvrages via Google Books et des relations troubles entretenues avec la censure du gouvernement chinois.

Enfin quoi qu’il en soit, à l’inverse d’un  Mark Zuckerberg, accusé d’avoir trahi son ami Eduardo Saverin pour s’octroyer la paternité de Facebook, une autre succes-story explosive récente.

La belle histoire d’amitié des duettistes que sont Sergey Brin et Larry Page, aura permis de simplifier et propager l’usage d’Internet pour le plus grand plaisir de plusieurs millions d’internautes que nous sommes.

 

Les leçons de leur succès :

 

* Mettre en place des méthodes de travail favorisant la créativité
* Se fixer très vite de nouveaux objectifs après un succès
* Adopter une « saine désinvolture » face aux défis difficiles à relever

 

Commentaires

  1. J’aime bien la leçon « Se fixer très vite de nouveaux objectifs après un succès ».

    On pense souvent à faire cela après un échec, mais les succès peuvent être tout aussi dévastateur car on à tendance à se reposer sur ses acquis au lieu d’avancer.

    Merci pour ce beau résumé de l’histoire google.

    • Jean-Charles Dimier

      Oui, complètement Philippe, il faut profiter de l’élan d’un succès pour progresser davantage afin d’en attirer d’autres.
      Je crois que nos deux compères de Google l’ont parfaitement bien compris.

  2. Bonjour Jean-Charles

    Je pense sérieusement louer un garage dans la silicone Valley car les garages de là-bas doivent être loués avec enchanteur Merlin qui transforme les idées en or.

    Vraiment ces histoires de succès sont incroyables et paraissent miraculeuses mais il y a derrière tout cela du génie certes mais sûrement beaucoup de travail et pas mal d’intuition. Dans tous les cas une belle réussite et je me souviens des tous débuts de Google du temps où altavista était LE moteur de recherche et est totalement tombe dans les oubliettes aujourd’hui.

    Merci à toi encore une fois pour nous dévoiler le secret de toutes ces réussites

    • Jean-Charles Dimier

      Ah, ah, bonjour Sylviane,

      Apparemment, les garages de là-bas semblent être une source d’inspiration plutôt bénéfique.
      Mais comme tu le soulignes ensuite, rien n’arrive par hasard.

      Surtout lorsque l’on sait qu’au départ, absolument personne ne voulait entendre parler de leur invention.
      C’est quand même assez extraordinaire quand on y pense.
      D’autant plus que maintenant, nous connaissons la position importante de Google à travers le monde.

      Encore 1000 merci pour ta fidélité :)

  3. Bonsoir,

    Moi aussi je veux bien la colocation d’un garage avec vous !!

    Si mes souvenirs sont bons, la Madame Geisha sur laquelle j’ai écrit un article, avait parié sur eux à leur tout début, ce qui lui a permis de gagner beaucoup d’argent.

    Emmanuelle

    • Jean-Charles Dimier

      Hé bien soit la bienvenue :)

      Bravo Madame Geisha, c’est ce qui s’appelle avoir du flair !

  4. Aman

    j’aime cette histoire qui début dans un garage et recueil des millions.
    j’essayerai de mettre moi aussi ces leçons de succès en pratique.
    * Mettre en place des méthodes de travail favorisant la créativité
    * Se fixer très vite de nouveaux objectifs après un succès
    * Adopter une « saine désinvolture » face aux défis difficiles à relever

    • Jean-Charles Dimier

      Ça laisse songeur, n’est-ce pas ?
      Et pourquoi pas après tout ?
      Eux, en tout cas, ils ont bien cru en leur projet.

  5. C’est toujours très inspirant d’entendre des « succès story » et la particularité de celle-ci c’est qu’ils ont fait le choix d’un management bien différent de celui que l’on nous enseigne et c’est la pour moi le point à retenir. D’ailleurs lorsque l’entreprise est entrée en bourse ses fondateurs ont bien précisé qu’il n’y aurait aucun changement dans leurs méthodes managériales; je crois qu’ils étaient bien conscient qu’ils détenaient là, la clé de leur succès.
    Une autre vision de la GRH, et oui le personnel est une valeur ajoutée et non une variable d’ajustement pour le bilan et les résultats financiers.

    Comme disait je sais plus qui, pourvu que ça continue!
    Très belle journée
    Corinne

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Corinne,

      Oui, tout à fait.
      Sergey Brin et Larry page ont parfaitement bien compris que c’est la créativité de leurs employés qui font la force et la pérennité de leur entreprise.
      Au contraire, une firme qui méprise ses salariés ne va en général jamais bien loin.
      À bientôt

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