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Succesrama | September 20, 2017

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14 Comments

Soichiro Honda (1906-1991) ou une indestructible détermination

Soichiro Honda (1906-1991) ou une indestructible détermination
Jean-Charles

 

Nous avons déjà évoqué le rôle récurent de la persévérance dans diverses autres histoires de réussite.

Ce fut notamment le cas avec les parcours respectifs d’un Colonel Sanders ou encore d’un Paul Galvin

Malgré tout, quoi que nous fassions, nous devons pourtant composer avec les évènements qui semblent parfois prendre un malin plaisir à gérer notre existence.

Pourquoi ?

Parce que nous ne sommes tout simplement pas toujours maître des circonstances.

Et cette constante est sans appel.

Par contre, nous pouvons contrôler nos réactions faces aux évènements par nos pensées et notre ressenti.

Car finalement, ce sont nos décisions et non les circonstances qui influent sur notre destin.

Le pouvoir de décider est énorme et il fait toute la différence si nous voulons changer.

C’est exactement ce que fit Soichiro Honda, le fondateur de la célèbre firme automobile et motocyclette Honda.

Contre vents et marées, quelques soient les obstacles, les tragédies, il n’abandonna jamais.

Son exemple est éloquent tant il fut persévérant devant l’Everest des nombreux défis qu’il dut relevé.

Son histoire débute en 1938, alors qu’il était encore un étudiant pauvre.

 

Bricoleur et passionné de mécanique, il voulait créer un nouveau type de segment de piston qu’il comptait fabriquer pour la société Toyota.

Il passa tout son temps libre, après ses cours pour mettre au point, les mains pleines de tâches d’huiles, son invention.

Il investit également ses maigres économies pour mener à terme son projet, sans pouvoir le terminer, faute de moyens financiers.

Il vendit pour continuer, les bijoux de sa femme.

Et après des années d’effort, il présenta enfin son produit à Toyota qui… le refusa.

De retour à l’université, il essuya l’humiliation de ses professeurs ainsi que ses amis qui le prenaient définitivement pour un fou.

Frustré, fauché, abandonna-t-il la partie ?

 

L’idée ne l’effleura même pas !

 

Bien au contraire, il passa les deux années suivantes à perfectionner la conception de son segment de piston.

Et à l’instar d’un Thomas Edison, il se focalisa sur quatre points essentiels pour traverser tous les obstacles :

 

1. Il définit son objectif principal.

2. Il fut obsédé par cette idée jour et nuit

3. Il évalua ses progrès.

4. Il recommença encore et encore pour améliorer sans cesse son invention.

 

Finalement, au bout de deux ans, Toyata lui acheta son produit.

Pour produire avec efficacité ses engins, Soichiro Honda décide de construire sa propre usine.

À ce moment, le Japon entra à son tour dans la tourmente de la seconde guerre mondiale et toutes les matières premières étant réquisitionnées, il conçut lui-même un genre de béton pour construire ses bâtiments.

Après de nombreux efforts, son usine fut enfin opérationnelle.

Mais une fois de plus les circonstances furent contre Soichiro.

Les États-Unis bombardent le pays et une grande majorité de son usine qu’il avait mis au point avec des trésors d’ingéniosité fut détruite.

Un tremblement de terre acheva d’anéantir tout le reste.

Et il dut finalement céder sa production de segments de piston à Toyota.

Face à l’acharnement de tant de fatalité, abandonna-t-il la partie ?

 

« Soichiro Honda confirme son succès planétaire au milieu de champion de F1 comme Ayrton Senna et Alain Prost »


 

L’idée ne l’effleura même pas !

 

Après la guerre, la situation du Japon était catastrophique.

Le chaos régnait partout avec une pénurie de presque tout comme notamment l’essence.

Soichiro refusa l’indigence d’une telle situation et ne voulait surtout pas d’une vie aussi médiocre pour les siens.

Il réfléchit à diverses solutions.

Puisqu’il n’y avait pas assez de carburant pour alimenter une voiture, il testa le moteur d’une tondeuse à gazon qui lui restait, en l’installant sur sa propre bicyclette.

Ainsi, la première motocyclette fut inventée.

Il en fabriqua pour ses amis, ébahis devant cette nouvelle trouvaille.

Très vite, il pensa à concevoir une nouvelle usine pour multiplier sa production.

Mais comment procéder en étant fauché dans un pays moribond et déchiré par les stigmates de l’après guerre ?

Il décida d’envoyer une lettre à tous les magasins de vélo du Japon où il leur expliqua ce nouveau moyen de locomotion pratique et économique.

Il leur demanda ensuite d’investir dans son projet.

Parmi les 18 000 propriétaires de magasins de bicyclettes, seulement 3 000 acceptèrent sa proposition.

Il put ainsi mettre en chantier un premier lot.

Le succès fut-il au rendez-vous ?

Ce fut un échec.

Les motocyclettes fabriquées étaient trop grandes et trop lourdes. Toute la production lui resta sur les bras avec en aval, l’argent de ses investisseurs à rembourser.

Abandonna-t-il la partie pour autant ?

 

« La fameuse super "Cub". »


 

L’idée ne l’effleura même pas

 

Il analysa les différentes anomalies et décida de produire de nouveaux modèles adaptés à la demande du marché.

« Le Cub » la nouvelle motocyclette fit fureur et son fantastique succès valut à Soichiro Honda d’être décoré par l’empereur.

Il devint célèbre et beaucoup louèrent sa chance d’avoir trouvé une telle idée…

Honda devint ensuite numéro un mondial de la moto en moins de dix ans, puis un géant de l’automobile à la renommée planétaire.

 

Quelle aventure, n’est-ce pas ?

 

Soichiro Honda incarne de ce fait, un simple mécanicien aussi inventif qu’ambitieux qui jamais n’accepta de s’avouer vaincu.

Il refusa surtout de se laisser arrêter par les évènements afin d’imposer sa détermination aux problèmes et aux autres diverses circonstances.

Sa méthode était de considérer les plus grands obstacles comme de simples étapes à franchir, lui permettant dès lors d’arriver enfin à la victoire finale.

 

Commentaires

  1. Bonjour Jean-Charles,

    Je ne pouvais pas attendre l’année prochaine pour lire ta belle histoire car quand on sait ce qu’est devenu Honda aujourd’hui on ne peut qu’avoir encore plus d’admiration pour son fondateur.

    Je suis de plus en plus persuadée que seuls les Hommes – et Femmes bien sûr – qui sont poussés par la passion réussissent là où les autres échouent. Quand tu sens dans tes tripes que ton idée est bonne/juste tu vas jusqu’au bout sinon tu abandonnes en chemin. Regarde tous les exemples que tu nous a donnés le point commun est la passion.

    les difficultés nous sont envoyées pour améliorer notre machine intérieure enfin c’est ce que je pense et cela n’engage que moi.

    Excellente année pour toi Shéhérazade… trèes longue vie à ton blog et à tes bonnes histoires
    Sylviane Articles récents..voyage au-delà de mon cerveauMy Profile

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Sylviane,

      Son histoire est extraordinaire, n’est-ce pas ?
      Quelle détermination, face à la guerre, à la crise, aux séisme…
      Rien ne lui a été épargné.
      Et pourtant, là où une majorité aurait abandonné en pestant contre la fatalité,
      Soichiro Honda s’est accroché, refusant de se soumettre aux malheureuses circonstances.

      On nous bassine tellement avec la crise actuelle. Ce genre d’histoire prouve
      que seul notre état d’esprit quel que soit le contexte, compte.
      Je partage effectivement ton avis pour la passion.
      Décider, c’est pouvoir agir pour améliorer son existence.

      Encore 1 000 fois merci pour ta fidélité Sylviane.

  2. Une indestructible détermination. J’adore le titre. Ce gars est un fou furieux! je ne connaissais pas du tout cette histoire, je ne savais même pas qu’il était l’inventeur de la motocyclette. En plus quand on voit le nombre de ces engins qui circulent en Asie, c’est un marché immense. Merci pour cette histoire.
    De guitare Articles récents..John PetrucciMy Profile

    • Jean-Charles Dimier

      Salut Éric,

      Merci pour ton passage.
      Sa détermination est en effet un exemple à suivre.
      Bien que je ne souhaite à personne de traverser autant d’épreuves que Soichiro Honda…

  3. Bonjour Jean-Charles,

    Merci d’avoir publié cette histoire de Monsieur Honda qui m’accompagne personnellement depuis presqu’une dizaine d’années et à laquelle je pense à chaque fois que je tombe.

    Je te souhaite une excellente année 2012 et bon vent à ton oeuvre d’écrivain que tu as démarrée.

    Emmanuelle
    Emmanuelle Articles récents..L’homme qui s’éveille, selon Jeff BrownMy Profile

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Emmanuelle,

      C’est moi qui te remercie, car c’est en grande partie grâce à toi que je me suis intéressé à son histoire.
      En faisant plusieurs fois référence à son parcours, tu m’as donné envie d’en savoir un peu plus à son sujet.
      Et je n’ai pas été déçu :)

      Excellente nouvelle année à toi aussi et merci infiniment pour ta bienveillance.

  4. On peut vraiment dire que tous ces hommes qui ont réussi ont été vraiment inspirés(c’est la passion dont parle sylviane); et c’est surement ce qui leur permet d’afficher leur détermimation quelque soient les circonstances.
    J’adore lire tes histoires, qui me rappellent que si je m’accroche, si je vais au bout de ce que je pense avoir à accomplir, j’ai toutes les chances de rencontrer le succès.
    Merci donc d’entretenir ma persévérance qui aurait tendance à flancher parfois.
    Très bonne année à toi et à tes lecteurs, 2012 sera l’année du succès d’après moi !

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Patricia,

      Je suis vraiment ravi que ces histoires puissent te motiver.
      Lorsque que nous avons une baisse de régime (après tout, nous sommes humains ;) )
      le fait de penser à certaines péripéties issues de grandes réussites redonne de l’espoir.

      Bien sûr, nous avons tous notre propre parcours à mener et il est impossible de calquer
      la réussite d’un éminent personnage sur son propre schéma de vie.

      Nous pouvons cependant nous en inspirer.

      Merci infiniment pour l’affabilité de ton commentaire.
      Je te souhaite à mon tour le meilleur pour 2012 :)

  5. Bonjour Jean-Charles,

    Et oui, c’est très souvent cette capacité à avoir confiance et à ne pas douter qui relie de grands inventeurs. Ces hommes qui lorsqu’ils arrivent à aller jusqu’au bout de leur rêve changent nos vies.
    Cette histoire me fait penser à celle de Dyson, l’inventeur des aspirateurs sans sacs et PDG de la Société qui porte son nom.
    Toutes les plus grandes entreprises d’électroménager ont rejeté les unes après les autres son invention et c’est parce qu’il y croyait vraiment, qu’il a décidé de commercialiser son produit et voyez le résultat.

    Steve Jobs ne disait-il pas lors d’une interview qu’il avait du se battre contre le CA d’Apple pour imposer ces produits.

    au plaisir
    corinne

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Corinne,

      Oui, l’histoire de James Dyson est très intéressante.
      À l’occasion, je tâcherai de faire aussi son portrait.
      En effet, au même titre que S.Honda, son génie et sa persévérance lui ont prodigué le succès qu’il mérite.
      En effet Corinne, critiqué au début puis ouvertement copié ensuite.
      Il est aussi le créateur de nombreuses autres formidables inventions.

      À bientôt

  6. Emma

    Quelle histoire hallucinante !!! Merci pour nous l’avoir fait partager. Une vraie leçon et source d’inspiration !!!

    • Jean-Charles

      Bonjour Emma,

      Suite à un problème de serveur, le blog est actuellement en plein travaux.
      C’est donc un peu le bazar, mais à l’instar d’un S.Honda, ne baissons pas les bras ;)

      Merci d’être allée au-delà.

  7. Je crois qu’au moment où son usine se fait bombarder il est effectivement possible de baisser les bras. Il y a de quoi ! Et c’est humain.
    Mais si j’ai bien compris, jusqu’au succès de la cub il n’avait vraiment rien à perdre à continuer, pire les créanciers il fallait les rembourser et je suppose que la seule échappatoire à l’époque était de connaître le succès au final ou bien de travailler toute sa vie pour ça…

    En France en cas de faillite d’une sarl, il me semble que la dette auprès de la chambre de commerce doit être soldée pour rouvrir un business.

    La persévérance est une qualité indéniable et fait partie intégrante de la réussite, mais à outrance elle peut nuire, et quand on dit « tout ce qui est excessif est vain », ce n’est pas pour rien. Comme tout, c’est une question de dosage des fois.
    Marco Articles récents..fournisseur en ligneMy Profile

    • Jean-Charles

      Bonjour Marco,

      Difficile de savoir où s’arrête la frontière entre la persévérance et l’obstination.
      L’une est un ingrédient essentiel pour toute réussite, l’autre peut être néfaste.

      S’entêter n’est pas forcément bon quand on n’obtient pas de résultats tangibles.
      Pourtant, S. Honda, à l’instar d’un Colonel Sanders n’abandonna jamais.

      Maintenant, combien de personnes auraient-elles continué de la sorte, très peu à mon avis.

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