Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Succesrama | December 18, 2017

Scroll to top

Top

6 Comments

Steve Jobs, génie ou fumiste ?

Steve Jobs, génie ou fumiste ?
Jean-Charles

 

 

 

Depuis l’annonce de son décès de nombreux témoignages ont défilés un peu partout dans les médias : presse, tv, radio, web …

Apple vient de perdre un visionnaire et un génie créatif, le monde un être humain d’exception.

Pour les proches qui ont eu la chance de le connaître, un ami cher, un mentor, avec qui travailler était un privilège tant il fut pour tous une source d’inspiration.

D’autres affirment au contraire, que l’hommage semble disproportionné.

Qu’il était loin d’être cette icône qui a révolutionné le monde de la communication et même que c’était un copieur !

 

Alors, Steve Jobs génie ou fumiste ?

 

Évidemment, Steve Jobs était loin d’être parfait.

Il a co-fonder Apple avec son ami Steve Wozniac qui était un petit génie de l’électronique.

C’est lui, le programmeur qui est à la base des composants de l’Apple II qui a permis aux deux entrepreneurs, de faire décoller leur  société.

D’ailleurs deux ans plus tôt, alors qu’ils bossaient pour Attari, Steve n’avait pas hésité à emprunter les dons de Wozniac pour créer des programmes et se faire payer, sans lui en parler.

Et ensuite, lui donner un tiers de la somme qu’il avait perçue lorsque son ami eut vent de ces transactions à son insu.

Quant à sa copine du moment, il l’éconduit quand il apprend qu’elle est enceinte. Il refuse de reconnaître initialement la paternité de sa fille …

De nombreux collaborateurs ont été évincé lors de la première cotation en bourse d’Apple qui a fait de Jobs, à 23 ans le plus jeune millionnaire américain.

Il se comportait parfois comme un véritable tyran, égoïste avec un caractère autocratique.

Son arrogance était à la hauteur de son despotisme et son perfectionnisme à la limite du psychopathe.

Ce genre d’attitude est en partie responsable de son éviction de sa propre société en 1985.

Un électron libre, créatif certes, mais imprévisible et incontrôlable quitte à planter la firme tout entière.

Alors qu’il rachète la société Pixar, il profite d’un atout considérable qui se nomme John Lasseter.
Un petit génie de l’animation en image de synthèse qui est le principal artisan du succès planétaire des films Toy Story.

Il n’a fait que reprendre des concepts qui existaient déjà, comme les lecteurs MP3, les téléphones ou encore les tablettes.

Et lors de son retour à la tête d’Apple en 1997, il n’hésite pas à déranger ses collaborateurs en pleine nuit pour exiger un changement, veille à chaque détail et verrouille complètement la communication de l’entreprise.

 

Bon, cela-dit, qui n’a pas sa part d’ombre ?

 

L’important est de tirer parti de ses erreurs passées pour devenir meilleur ensuite.

En prendre conscience pour rectifier le tir est déjà un sacré progrès en soi.

Agir en conséquence, un autre tour de force qui demande beaucoup de courage.

 

C’est exactement ce qu’a fait Steve Jobs .

 

Il doit sa renaissance grâce à sa créativité, sa vision de génie et une force de conviction hors du commun.

Ce fut aussi un gestionnaire exceptionnel, doublé d’un incroyable sens du marketing.

La présentation des nouveaux produits d’Apple par le maestro lui-même étaient à chaque fois un véritable évènement.

Il a reconnu sa fille Lisa à l’âge de 7 ans et nomme son premier ordinateur en son nom.

Piètre consolation me direz-vous, possible mais mieux vaut tard que jamais.

Il a su combiner des éléments anciens pour créer du nouveau.

Aucune nouvelle création sort du néant comme un coup de baguette magique.

Elle s’inspire toujours de ce qui existe déjà.

C’est le cas de l’Ipod, de l’iphone, de L’Ipad pour ne citer que les derniers produits de la Pomme.

Ce formidable esthète était un passionné de musique, de l’art en général, de la vie.

Il a ainsi révolutionné les modes de la communication, transformé et simplifié la vie de millions de gens avec une technologie simple, ludique et fonctionnelle.

En plus d’une multitude d’emplois créé à travers le monde, il a inspiré des milliers d’entrepreneurs par sa façon de faire et d’être.

 

En juin 2005, il conclut son discours lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’université de Stanford  par  « Soyez insatiables, soyez fous ».

 

Steve a vécu comme ça, en nageant à contre-courant, en traçant sa propre voie contre les idées reçues.

Avec parfois des loupés comme nous l’avons évoqué plus haut, mais quel panache dans sa manière d’exister même si certain continue à le taxer de tyran.

Il ne fait aucun doute que c’était un grand génie visionnaire comme l’était un Thomas Edison ou encore un Henri Ford en leur temps.

Steve Jobs n’était pas un technicien ou un manager, c’était un innovateur.

Bien sûr, le progrès de la technologie a aussi son importance, mais il n’est pas suffisant.

Steve a été capable d’imaginer quels étaient les besoins de sa clientèle potentielle d’Apple et de mettre en œuvre les moyens matériels et humains pour la satisfaire.

 

Pour le reste, inspirons-nous et gardons en mémoire ses leçons de vie :

Vivons nos passions, restons fidèles à nos rêves.

 

Commentaires

  1. Personne n’est parfait ! Ou alors Einstein était un fumiste ?
    Adam

    • Jean-Charles Dimier

      On dit que tous les génies ont un grain.
      Il y a un proverbe qui dit : « heureux sont les fêlés, ils laissent rentrer la lumière » :)

  2. Bonjour Jean-charles,

    Je n’ai rien ressenti à la mort de cette personne. Et j’ai été étonnée de tout le remue-ménage médiatique autour de cet événement.

    Nous ne savons pas au détail prêt quelle a réellement été sa vie. Le peu de détail des coulisses que tu livres dans l’article, ne sont pas réjouissants, de mon point de vue.

    Et puis dormir au cimétière avec des millions sur un compte, que cela vaut-il par rapport à 7 années perdues avec sa fille, les années importantes pour la construction d’un être humain.

    Vivre ses passions et suivre ses rêve OUI.

    Bonne semaine à toi

    Emmanuelle

    • Jean-Charles Dimier

      Bonjour Emmanuelle,

      Je ne suis pas étonné de ta réaction ;)
      Le personnage n’était pas tout blanc, tout noir. C’était un homme très nuancé, avec ses zones grises et ses zones de lumières.
      En tout cas l’histoire de sa vie est très intéressante, si tu as un moment…

      Bonne semaine à toi aussi.

  3. Salut JC,

    C’est un bon article qui aide à mieux cerner le personnage. Comme tous les grands, je crois qu’ils payent un peu leur génie par des zones d’ombres. En fait, c’est justement cette part d’ombre qui leur permet d’enfoncer les portes et d’arriver au sommet. Je crois donc qu’il était tout ça à la fois : un tyran et un super patron, un génie et un psychopathe en même temps :-) .
    C’est souvent ce que nous avons du mal à admettre : que deux choses contradictoires peuvent être vraies en même temps (la fameuse dichotomie). Nous passons souvent trop de temps à se demander si l’on doit aduler ou brûler au bucher, si on doit adorer ou exécrer, plutôt que « d’embrasser » toutes les facettes d’un individu. On peut voir le meilleur et le pire en la même personne. Tout dépend de notre perception, je ne t’apprends rien :-)
    Fabrice Articles récents..Comment il est passé de sans abri à auteur/conférencier millionnaire en quelques mois…My Profile

    • Jean-Charles Dimier

      Salut Fabrice,

      C’est la raison pour laquelle j’ai écrit cet article. Même dans la presse quotidienne, on pouvait lire tout et n’importe quoi à son sujet. Et tu as très bien résumé les différents personnages qui composaient l’homme complexe qu’était Steve Jobs.
      Je pense que sa biographie, celle-ci officielle, qui doit sortir d’ici peu, devrait nous éclairer davantage sur la nature de sa personnalité, puisque basée sur des proches qui l’ont vraiment côtoyé.

Poster un commentaire

CommentLuv badge