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Succesrama | December 18, 2017

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2 Comments

Walt Disney (1901-1966) ou l’émerveillement de milliards d’enfants …

Walt Disney (1901-1966) ou l’émerveillement de milliards d’enfants …
Jean-Charles

 

En ces périodes de fêtes de fin d’année, évoquons le parcourt d’un « self-made-man » visionnaire dont l’imaginaire a fait rêver des milliards d’enfants.

Ces grands classiques du cinéma d’animation, comme – Blanche-Neige et le sept nains , Bambi, Cendrillon, Peter Pan - , ou encore Mickey-Mouse, personnage devenu depuis une icône, sont le fruit d’un homme au génie créatif exceptionnel : Walter Elias Disney.

C’est probablement l’Américain le plus célèbre du monde. Un homme qui était certes, un grand rêveur, mais qui avait aussi les pieds sur terre. Un redoutable homme d’affaires, qui était déterminé dans l’élaboration de ses projets : dessins animés, longs-métrages, séries télévisées, magazines, parcs de loisirs …

Autrement dit, aujourd’hui l’industrie du divertissement familial lui doit tout.

Walt Disney est né en 1901 à Chicago. Son milieu social n’a rien à voir avec le monde du spectacle. Bien au contraire, son père charpentier qui est victime de la crise du BTP, change souvent de métier et de ville. Le jeune Walt décroche çà et là lui aussi de petits boulots comme notamment facteur, portier ou encore vendeur dans les trains …

Il développe une certaine aptitude pour l’illustration lorsqu’il participe au magazine de son lycée et s’inscrit ensuite dans une école de dessin. Après un bref séjour dans l’armée où il décore les ambulances de la Croix-Rouge, il revient à Chicago.

En 1920, Walt est désormais convaincu que son avenir est dans le cinéma. Seulement, les débuts sont laborieux. Dans un premier temps, il conçoit des animations publicitaires et des courts-métrages destinés à un public local.

Malheureusement sa première compagnie montée avec un ami fait faillite.

Opiniâtre, Walt lance en 1928,  Disney-Brothers-Studio, ancêtre du Walt-Disney Studio qui commence avec un contrat pour douze films, produits par un certain Charles Mintz, homme d’affaires New-Yorkais. Pourtant, Walt déchante une nouvelle fois, car Metz s’approprie les droits des personnages, dont  « Oswald the lucky rabbit » (le lapin chanceux) et débauche également une partie de l’équipe de Disney.

Il lui faut dès lors repartir à zéro !

Il tire justement de ses déboires trois principes fondamentaux qu’il appliquera durant le reste de sa carrière :

1. Blinder les contrats.

2. Cadenasser les droits d’auteur.

3.  Ne faire confiance à personne.

A la fin de 1928, il crée le célèbre personnage de Mickey-Mouse qui deviendra ensuite le symbole de son empire.

Walt Disney est très ambitieux et il s’en donne les moyens. Il suit de très près l’évolution de la technologie. Il a recours en 1932 au Technicolor qui lui ouvre l’ère de la couleur. Il veut être constamment à la pointe de l’innovation. Et il  mise pour cela, sur l’invention d’une caméra multiplane ultra-sophistiquée qui lui permet de réaliser « Blanche-Neige et les sept nains » en 1938. Cette innovation lui apportera enfin le succès et la consécration.

Si W.Disney dépense des fortunes pour produire ses films, il se révèle aussi un as du marketing. Crayons, jouets, vêtements … tous ces produits dérivés lui rapportent d’énormes royalties. Un autre pactole extrêmement juteux est aussi le Club de Mickey qui comptera jusqu’à 500 000 adhérents.

Disney ne se repose pas pour autant sur son succès. Après la deuxième guerre mondiale, Walt produit des longs-métrages classiques comme – L’île au trésor (1950) ou encore Vingt mille lieues sous les mers (1954) – , qui suscitent l’enthousiasme du jeune publique. Toujours féru de nouvelles possibilités technologiques, il combine les prises de vue réelles et l’animation en développant dix ans plus tard « Mary-Popins » qui fera un triomphe lors de sa sortie en salle.

Conscient du potentiel de la télévision qui commence à « fleurir » de plus en plus dans chaque foyer américain, il crée ses propres émissions de télévisions pour diffuser films, séries et show familiaux. Précurseur dans le domaine du sponsoring, dès 1950 Coca-Cola paie 125 000 dollars pour le show Disney de Nöel. L’année suivante, Johnson & Johnson débourseront le double.

Son autre grand projet, alors que personne n’y croyait au départ est la création d’un gigantesque parc de loisir. Il est constitué par des attractions, des boutiques, restaurents, hôtels, dédiés totalement à l’univers Disney.

La réussite est immédiate. A tel point que le premier parc inauguré en 1955 en Californie, sera ensuite précédé par d’autres, notamment en Floride, à Tokyo, à Hong-Kong et à Paris … Mais Walt Disney ne les verra pas puisqu’il décèdera en 1966.

Et même après sa mort, la croissance de son empire continuera à perdurer avec un chiffre d’affaires dépassant 36 milliards de dollars rien que l’an dernier.

Malgré la magie de son univers, L’oncle Walt n’a pourtant rien d’un « papa gâteau ». Au contraire, l’homme d’affaire est plus que redoutable. Il pousse ses équipes au maximum de leur créativité qu’il dirige d’une main de fer. Il ne tolère aucun écart. On raconte même que dans son studio, il devait être le seul à porter la moustache !

Il ne recule aussi devant rien lorsque ses intérêts sont menacés. La grève qui paralysa ses studios en 1941 se révéla très démonstrative. Six ans après, il accusa trois syndicalistes de communisme qui furent à l’époque responsables de ses ennuis. Ce qui les conduisit tout droit devant le sinistre Comité des activités anti-américaines !

Enfin quoi qu’il en soit, si la face cachée de Walt Disney était loin d’être angélique, le public retiendra toujours une seule chose, la magie de son univers qui émerveille et continuera à faire rêver des milliards d’enfants.

Les raisons de son succès :

  • Une fois tirées les leçons d’un échec, il faut se remettre en selle et prendre de nouveaux risques.
  • Rendre une entreprise créative, c’est rendre créatifs tous ses salariés.
  • Un contrat bien ficelé vaut plus qu’une bonne pognée de main.

« Si vous l’avez rêvé, vous pouvez le réaliser. Car n’oubliez pas, que pour moi, tout à commencé par un rêve et une souris. » (Walt Disney)

Commentaires

  1. lionel

    Walt Disney est effectivement un entrepreneur remarquable sous plein points de vue.
    Ses Stratégies personnelles sont époustouflantes et pleines d’enseignements. Il y a une excellente étude par Robert Dilts qui les décortique de façon remarquables ici : http://www.amazon.fr/Mozart-Disney-Strat%C3%A9gies-du-g%C3%A9nie/dp/2220037533/ref=sr_1_4?ie=UTF8&qid=1300351576&sr=8-4 .
    Sa série de livre sur « les stratégies du génie » est tellement bien qu’elle a pris une cote invraisemblable sur le marché d’occasion :( . Si tu le trouves à un prix correct, n’hésites pas, ca devrait de passionner.
    A bientôt,
    Lionel

    • Jean-Charles Dimier

      Salut Lionel,

      En effet, le livre dont tu parles me semble vraiment très intéressant. Sauf que à 149 € sur Amazon, whaooo ça me parait un petit peu abusé quand même.
      Espérons une réédition prochainement.
      C’est vraiment dommage parce qu’il y a beaucoup d’excellents ouvrages qui ne sont malheureusement plus disponibles …
      Bien que, tu m’as donné envie de le lire. Je vais tâcher de flâner vers les vieux bouquinistes, on ne sait jamais ;-)

      En tout cas merci pour la richesse de ton commentaire et à très vite.

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